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Livret A

Une nouvelle attaque inacceptable contre l’épargne populaire

Publié le 5 août 2014

1,25 % était déjà un taux minimal historiquement bas de rémunération difficile à accepter pour les épargnants du livret A. Comme ses prédécesseurs, le gouvernement choisit une nouvelle fois de baisser encore à 1 % la rémunération. Michel Sapin prétexte, avec l’aval du gouverneur de la banque de France, du taux d’inflation très bas, de la nécessité d’un financement moins coûteux du logement social pour la construction de logements sociaux et de la relance de l’économie pour s’attaquer une fois de plus au pouvoir d’achat des épargnants. Cette argumentation mainte fois utilisée est destinée à justifier un nouveau coup bas contre l’épargne populaire et faire passer une mesure socialement inacceptable.

Cette nouvelle attaque va affaiblir un peu plus le seul produit d’épargne défiscalisé avec le LDD et livret jeunes et les seuls perdants de cette décision sont les classes populaires. Le gouvernement fait une fois de plus le choix de satisfaire la finance et de pénaliser les plus modestes.

Le livret A est victime depuis de nombreuses années de la volonté des gouvernements successifs de libéraliser la collecte qui vise à terme la suppression des circuits d’épargne réglementés qui captent des fonds non spéculatifs. Depuis sa banalisation, les banques en ont fait un produit d’appel pour proposer des produits d’épargne financière comme l’assurance vie. Ils détournent les moyens de financement qui pourraient être au service des politiques publiques et des services publics parmi lesquels le logement social avec comme seul objectif d’accroître leurs profits.

Le livret A est une épargne populaire par sa clientèle et par son usage, il est détenu par la quasi totalité de la population. Si le livret A est toujours aussi prisé, c’est parce qu’il offre une épargne sécurisée, défiscalisée hors marché financiers. Les épargnants de ces livrets participent aux financements sociaux du pays et de l’intérêt général. Les détenteurs de livrets A, livrets LDD et livrets jeunes ne sont pas actionnaires d’entreprises du CAC 40. Ils n’ont pas la prétention d’accroître des masses financières au détriment de l’emploi et de la croissance économique du pays.

Pour la CGT, La baisse du taux est inacceptable. Le gouvernement doit stopper ses attaques contre le pouvoir d’achat des salariés, retraités et privés emploi. Plutôt que d’affaiblir son rendement et de le détourner de son rôle, il est urgent de mobiliser réellement cette épargne au service d’une économie créatrice d’emplois et de donner à tous la capacité d’épargner en augmentant les salaires, les pensions et les minima sociaux.