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Hausse du chômage...

Canicule ? Comment casser le thermomètre

Publié le 29 juin 2015

Ainsi, le nombre de demandeurs d’emploi sans activité atteint 3,55 millions (+16.200) en métropole. Loin de battre sa coulpe et celle du gouvernement, François Rebsamen s’est empressé d’indiquer que cette hausse est amplifiée par une procédure inhabituelle de relance des chômeurs qui rend les chiffres non "interprétables", selon le ministre.

Selon le ministère du Travail, l’envoi de deux messages de relance supplémentaires aux chômeurs, par SMS et message vocal, afin de leur rappeler de penser à "actualiser" leur situation auprès de Pôle emploi, aurait abouti à doubler l’ampleur de la hausse. Mais comme on a déjà assisté il y a quelques mois à un couac technique responsable, là aussi, paraît-il, d’une hausse, le ministre a aussi demandé jeudi 25 juin à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) de se pencher sur la hausse "atypique" des demandeurs d’emploi en activité.

C’est qu’en effet, le nombre des demandeurs d’emploi de catégorie C, c’est-à-dire ceux « tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (plus de 78 heures au cours du mois) a augmenté fortement depuis décembre 2014 plus que les autres catégories. Que faut-il en déduire ? Qu’hélas on vit déjà de plus en plus difficilement en ayant une activité réduite longue et qu’on bien est obligé de se trouver un autre emploi. Ou encore que lorsqu’on a trouvé un emploi à temps réduit ou à temps plein en ayant fortement rabattu ses prétentions salariales, on continue à chercher le Graal.

Cette évolution "pose la question de la prise en charge opérationnelle, statistique et juridique de ces personnes qui travaillent pour la plus grande partie de leur temps, sinon la totalité, et ne relèvent pas de l’offre de services et du système de droits et obligations classiques du service public de l’emploi", estime François Rebsamen dans sa saisine de l’IGAS à qui il demande de lui faire "recommandations de nature à mieux prendre en compte ces enjeux, tant sur le plan opérationnel que statistique".

De là à se demander si le ministre ne voudrait pas discrètement sortir ces chômeurs des statistiques, casser le thermomètre pour faire tomber la fièvre... Une idée que réfute naturellement le ministre toujours persuadé qu’il y aura "une baisse effective" du chômage d’ici la fin de l’année 2015.