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PERSONNELS, SALARIES, ASSURES SOCIAUX, USAGERS...

Contre la politique de casse de l’hôpital public

Publié le 10 août 2015

La baisse de l’offre de soins a largement atteint la limite rendant impossible le maintien de la qualité des soins. Cette tendance lourde correspond à un choix politique des gouvernements successifs. D’un côté, ils font passer l’argent des cotisations maladies vers les profits patronaux (au nom de l’emploi, on voit le résultat !). De l’autre, en attaquant le service public – hôpitaux, centres de santé – ils font le lit de la marchandisation de la santé, au profit de structures hospitalières et cliniques privées ou de la finance.

Le soi-disant « pacte de responsabilité » doit se traduire d’ici 2017 par un prélèvement de 10 milliards d’euros sur l’assurance maladie, la moitié aux dépens de l’hôpital public. Cela représente, malgré les dénégations lamentables de la ministre, 22 000 postes supprimés par an !

Après la loi HPST de 2009, qui a ouvert un cadre nouveau pour l’élimination méthodique des structures de santé publique, le projet de loi Touraine le déploie avec les nouvelles prérogatives arbitraires accordées aux Agences Régionales de Santé, notamment dans les « groupements hospitaliers de territoire ». Par le bon vouloir des proconsuls, des services d’hôpitaux du public, devraient être privatisés, fusionnés, supprimés ou transférés à 30 ou 80 kms. Les services du secteur privé ne seront pas épargnés. La loi Touraine est un fourre-tout comme la loi Macron pour faire oublier son objectif principal.

C’est dans ce contexte que la CGT et le Comité de soutien luttent contre les démantèlements de l’Hôpital Hôtel Dieu et de ses urgences au cœur de Paris.

Les hôpitaux à but non lucratif : les instituts mutualistes Montsouris et Saint Joseph, les maternités des Lilas et des Bleuets, l’Hôpital des Gardiens de la Paix et l’Association de Santé Mentale du 13e arrondissement (psychiatrie 13e), sont en pleine restructuration et/ou se voient imposer des plans de licenciement.

La communauté hospitalière de territoire en psychiatrie à Paris sera la 1ère en France et en Europe. Elle va être opposée à l’APHP sur les services et sur les formations universitaires des médecins. Les personnels seront mobiles et polyvalents. La gestion de ce futur hôpital (5 hôpitaux regroupés en un, 8 000 salariés) sera unifiée. Le manque de soins de proximité et les besoins des familles, déjà touchées par la suppression de 40 000 emplois, vont s’aggraver, tout comme les conditions de travail du personnel.

L’inégalité d’accès aux soins se creuse du fait du déséquilibre de la répartition et du manque de moyens... Ce sont les familles modestes qui en pâtissent !

LA RÉGRESSION DE L’OFFRE PUBLIQUE DE SOINS EST ALARMANTE A PARIS... NOUS DEVONS NOUS Y OPPOSER !

Le résultat pour les usagers parisiens et franciliens :

- délais d’attente de plus en plus longs dans les services d’urgences déjà saturés
- parcours du combattant pour obtenir une consultation
- report de prise en charge de soins ou impossibilité de se faire soigner
- faute d’offres publiques, les usagers sont contraints d’aller dans des structures privées avec dépassement d’honoraires.

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