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La crise, pour qui ?

La prime de M. Combes : 1270 € par licenciement

Publié le 3 septembre 2015

L’annonce du pactole généreusement accordé à Michel Combes, directeur général d’Alcatel-Lucent, à l’occasion de son départ, a provoqué quelques remous. Mais guère plus au Medef et au gouvernement, le Président préfère observer un silence... de rigueur. Il s’est toutefois trouvé un vice-président du Medef pour déplorer que "ces sommes étaient d’autant plus choquantes que les résultats n’étaient pas au rendez-vous". Il aurait pu ajouter que certaines primes ont été obtenues en modifiant les règles en vigueur.

Démissionnaire comment peut-il justifier d’une indemnité de départ ? La prime de 8,2 millions d’euros qu’il va toucher n’était prévue que s’il assurait ses fonctions pendant 3 ans et non pas 2.

Cela n’a pas empêché les défenseurs de l’heureux démissionnaire de justifier ces "libéralités", c’est bien le mot, par la qualité du travail accompli. Si ce principe était généralisé, les ouvriers et les employés de notre pays n’auraient guère de soucis à se faire pour leur retraite !

10 000 emplois supprimés

Il a redressé les comptes de l’entreprise nous dit-on. Mais savez-vous comment ? Pas d’audace ni d’imagination, non. Il a fait comme nombre de ses pairs : il a supprimé des emplois. 10 000 ! dont 600 en France.

En d’autres termes M. Combes est remercié pour avoir saigné les effectifs d’Alcatel-Lucent et au prix fort : 1270 € par licenciement. Ainsi va le libéralisme, des libéralités dignes de l’ancien régime et le mépris du travail, des femmes et des hommes qui font les entreprises et produisent les richesses.

Suggérons à nos amis(e)s et collègues une réponse : renforçons la CGT.