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8 octobre

Jour de mobilisation

Publié le 9 octobre 2015

Les images de la colère des salariés d’Air France ont tourné en boucle. La chemise arrachée du DRH, qui était venu annoncer près de 3000 suppressions de postes s’ajoutant aux 15 000 postes déjà effacés dans le cadre du Plan Transform, a été exploitée sur tous les écrans.

La majorité des syndicats d’Air France a dénoncé ces violences survenues en marge de la manifestation pacifique des salariés en grève. Mais comment ne pas condamnerles propos du PDG d’Air France tenus quelques jours auparavant lors d’une réunion du Medef ?!

Ce patron d’une entreprise publique s’est permis de jeter un doute sur la légitimité des acquis sociaux et de l’interdiction du travail des enfants et s’est amusé de la confidence d’un dirigeant du Qatar. Celui-ci lui a confié que dans son pays une grève comme celle d’Air France est impensable, les grévistes auraient été jetés en prison. Ces propos et d’autres tout aussi révoltants ont été tranquillement déclinés sans que personne, du Premier Ministre, qui s’est empressé de soutenir le dit-patron et de condamner les salariés, aux responsables des journaux d’information, s’en trouvent choqués. Voir la vidéo d’une salariée d’Air France apostrophant les dirigeants de l’entreprise à l’issue du CE sur le site de l’UCR.

On peut douter de la compassion affichée à l’égard du DRH d’Air France par ceux-là même qui ignorent habituellement la violence et la souffrance infligées aux salariés victimes de licenciements.

"On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent, mais on ne dit jamais rien de la violence des rives qui l’enserrent." Bertholt Brecht.

Ce qu’ils craignent par-dessus tout c’est la mobilisation de ces salariés et leur engagement dans l’action pour leurs revendications.

Le 8 octobre à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires, 160 rassemblements et manifestations, plus de 100 000 salariés, retraités, des étudiants et des lycéens ont montré leur détermination à revendiquer d’autres choix économiques et sociaux et à combattre l’austérité généralisée.