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Loi "travail"

Après le 49.3, le mouvement prend date pour d’autres temps forts

Publié le 24 mai 2016

Quant à Manuel Valls, il ne sait plus comment être plus ferme que dur et plus inflexible que granitique.

Mais face à cette posture de l’exécutif, les 7 syndicats de salariés, lycéens et étudiants opposés au projet de loi Travail ont maintenu la pression mardi puis jeudi derniers avec de nouveaux blocages, manifestations et grèves dans les transports routier, ferroviaire et aérien.

Et au terme d’une journée qui a vu la mobilisation prendre un nouveau souffle, ils ont appelé jeudi à deux nouvelles journées d’action les 26 mai et 14 juin.

Le 26 mai, il s’agira d’une "une journée nationale de grève, manifestations et actions" dans toute la France.

Les sept syndicats veulent ensuite "renforcer l’action par une journée de grève interprofessionnelle avec manifestation nationale à Paris le 14 juin, au début des débats au Sénat", et vont organiser "une grande votation dans les entreprises, les administrations et les lieux d’étude qui se déroulera dans les semaines à venir en parallèle au débat parlementaire". L’objectif est de "poursuivre avec les salarié-es et les jeunes les débats sur la loi Travail, obtenir le retrait de ce texte pour gagner de nouveaux droits permettant le développement d’emplois stables et de qualité".

La mobilisation pourrait même puiser un encouragement dans le recul annoncé par le gouvernement en ce qui concerne les heures supplémentaires des chauffeurs routiers marchandises.

Dans un courrier aux syndicats, le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies a promis aux routiers que le projet de loi Travail ne modifierait pas leur régime "dérogatoire" sur les heures supplémentaires, qui ne pourront pas être majorées de moins de 25%. "La négociation entreprise par entreprise, et donc l’inversement (sic) de la hiérarchie des normes, n’est pas applicable pour les routiers", se sont réjouis la CGT et FO Transports qui appellent néanmoins à poursuivre le mouvement pour le retrait du projet de loi. "Les actions ne doivent pas s’arrêter, d’autres dispositifs prévus dans la loi sont à combattre, entre autres les heures de nuit", ont-ils fait valoir.