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Loi travail

La CGT vandalisée, mardi on manifeste, pour la 11è fois

Publié le 28 juin 2016

Connaissez-vous la dernière ? La dernière vilénie contre la CGT ? Elle nous vient d’un familier du genre : Pierre-Antoine Delhommais, ancien journaliste du Monde et aujourd’hui installé à l’hebdomadaire Le Point, qui avait commis, c’est le mot, cet article haineux avec son compère Franz Olivier Giesbert sur la CGT : « un des derniers dinosaures ». Pour un dinosaure la CGT se défend plutôt bien, au point que ce Monsieur l’accuse ni plus ni moins d’avoir une part de responsabilité dans le Brexit ! Associé pour la circonstance et pour faire bonne mesure à Hollande sans que l’on en comprenne d’ailleurs les raisons. Et, pourquoi pas d’être responsable de la défaite de l’Angleterre face à l’Islande à l’Euro foot 2016 ?

« C’est la faute à Voltaire ! »

Les Anglais auraient voulu quitter l’Europe car ils ne supporteraient pas que la France se refuse à mettre en œuvre les réformes, libérales évidemment, dont l’Europe a besoin. Lorsque les tenants du libéralisme en arrive à ce degré zéro d’arguments on comprend qu’ils aient autant de mal à faire accepter l’Europe libérale et la casse du droit du travail.

On peut mettre le vote en faveur de la sortie de l’Europe des Anglais au compte d’une campagne détestable aux relents d’extrême droite. Mais il est difficile de nier une nouvelle fois qu’il s’agit d’un vote de protestation contre une Europe qui se construit contre les peuples.

De l’aveuglement comme méthode de gouvernement

Tout comme il est intenable de continuer de prétendre comme le font Manuel Valls et François Hollande que le projet de loi Travail est imposé pour le bien des salariés. A ce stade ce n’est plus de l’obstination c’est de l’aveuglement. Sauf à penser que les salariés, les retraités et les sans-emploi sont incapables de juger ce qui est bon et ce qui est mauvais pour eux, leur emploi, leur famille, leurs enfants. Là c’est du mépris qu’aucun gouvernement ne devrait s’autoriser à afficher.

De l’esprit de conquête comme méthode d’action

C’est à cela aussi que pour la onzième fois, et toujours à l’appel des sept organisations syndicales et de jeunes, que répondront les opposants au projet de loi, forts du soutien d’une large majorité de l’opinion, dont 80 % de jeunes. Ils descendront dans la rue ce jour de 28 juin, date du vote du projet par le Sénat qui l’a aggravé. Projet qui sera ensuite discuté une nouvelle fois à l’Assemblée nationale le 5 juillet.

Pour la onzième fois car toutes et tous ont bien compris que c’est l’avenir de leurs droits, de leurs emplois et de l’avenir de la jeunesse qui est en jeu.

Pascal Santoni