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Conditions de travail

Contre la répression syndicale dans un Ehpad Korian, signez la pétition !

Publié le 30 décembre 2016

Trop c’est trop ! La CGT se mobilise pour défendre les droits de deux salariées virées brutalement d’un Ehpad de Marseille en vous demandant de signer la pétition pour leur réintégration.

Signer la pétition sur le site de la fédération santé et action sociale

Deux salariées de l’Ehpad « Les Parents », établissement du groupe Korian, ont été licenciées le 8 décembre 2016. Virginie Cassignol, de l’UL CGT Marseille Sud, précise dans La Marseillaise au sujet de l’une d’entre-elles : « la direction la met en cause pour avoir enlevé un protocole incontinence périmé dans la salle de bain d’un résident et de l’avoir remplacé par un nouveau. Elle parle d’insubordination et de motif de licenciement, c’est vraiment n’importe quoi… »

Pour les salariées, toutes deux syndiquées à la CGT, il s’agit clairement de répression syndicale : « plus on va parler, plus on va être un frein à leurs agissements et ça […] ils n’en veulent pas dans leur établissement » indique l’une d’entre-elles dans un reportage de France 3 Provence-Alpes. La direction nie bien entendu ces accusations en bloc...

Ces évènements prennent place dans un contexte de dégradation des conditions de travail pour les salariés, et de vie pour les résidents. Les salariées licenciées, ainsi que deux de leurs collègues aujourd’hui en arrêt de travail, se sont exprimées à ce sujet le 9 décembre dans l’émission Les Pieds sur terre de France culture, et lors d’une conférence de presse le 16 décembre 2016.

Ces détériorations des conditions de travail tendent à se généraliser dans ce secteur d’activité… voire au-delà : « amplitudes de travail de douze à treize heures, changements d’horaires une semaine à l’avance… C’est la Loi El Khomri avant l’heure » précise Albert Papadacci, délégué syndical central du groupe Korian.

Une pétition a été mise en ligne par l’Union fédérale de la santé privée, pour demander la réintégration des salariées et sensibiliser le grand public sur le climat délétère régnant dans les maisons de retraites. Virginie Cassignol conclut : « nous allons nous battre pour la réintégration de ces jeunes femmes ! »