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Mobilisation

Le 28 juin disons stop au « pognon de dingue » pour la finance

Publié le 26 juin

Les résultats du CAC 40 le confirment. La croissance est bien de retour, mais seulement pour les profits et les dividendes : + 22% de profits depuis 2016, 47 Milliards de dividendes versés aux actionnaires, un record depuis 2008, un record mondial également.

« Un pognon de dingue » finalement, soit presque 2 fois plus que les minima sociaux (26,6 milliards d’euros) qui bénéficient à 4 millions de personnes et permettent à la France d’avoir un taux de pauvreté inférieur à la moyenne européenne.

Le Président de la République va-t-il réformer les près de 200 milliards d’aides alloués chaque année aux entreprises (exonérations de cotisations sociales, niches fiscales…) ? Non, il veut couper dans les aides sociales et les services publics et annonce de nouveaux cadeaux pour les investisseurs. Les investisseurs, c’est bien la seule cible des choix politiques effectués depuis 1 ans et des réformes annoncées.

Comme les privatisations de monopoles rentables et d’actifs stratégiques prévus dans la loi PACTE : Aéroport de Paris, la Française des Jeux ou encore ENGIE. Après l’acquisition juteuse des autoroutes, Vinci se frotte les mains et va pouvoir faire une nouvelle culbute avec les aéroports.

Cerise sur le gâteau, le gouvernement a annoncé réfléchir à de nouvelles privatisations - Orange, EDF, PSA, Air France…- pour financer la reprise de la dette de la SNCF ! Rappelons que lors de la transformation en Société Anonyme de chacune de ces entreprises, le gouvernement avait juré la main sur le cœur que les capitaux serait incessibles et que l’Etat en garderait le contrôle à 100%. Ca ne vous rappelle rien ???

La start up Nation est donc en soldes et la France brade ses derniers bijoux de famille. Le gouvernement privilégie quelques milliards de cash à une rente garantie et à des leviers d’interventions permettant de peser sur les orientations stratégiques de l’économie française. Tout l’inverse de la gestion « en bon père de famille » dont nous rebattent les oreilles les partisans de l’austérité.

Emmanuel Macron applique au sommet de l’Etat le même autoritarisme que celui qui prévaut dans les entreprises. Pas de négociation – enfin du moins avec des syndicats et les associations, pour le patronat c’est autre chose - et des passages en force. Celles et ceux qui sont en désaccord n’ont donc qu’à démissionner, se soumettre ou se démettre somme toute. Ca passe ou ça casse. Le souci, c’est qu’à moyen terme ça ne peut que casser.

C’est la raison pour laquelle la mobilisation lors de la journée interprofessionnelle unitaire du 28 juin a pour objectif d’imposer d’autres choix. Et notamment, pour les ingés, cadres et tech qui sont désormais très lucides sur les impasses de la financiarisation dont ils voient les conséquences sur leur quotidien de travail. Sans dynamique collective, la généralisation de l’autoritarisme managérial jusqu’au plus haut sommet de l’Etat aura des conséquences catastrophiques. Coincés entre des directives qu’ils ne partagent pas et le « devoir de loyauté » dû à leur responsabilité professionnelle, les ingés, cadres et tech sont plus que jamais sous pression. En portant des propositions collectives pour gagner un droit de refus, d’alerte et d’alternative, l’enjeu est de gagner un réel exercice de la responsabilité professionnelle.

Cette journée de mobilisation sera organisée en convergence avec les cheminots, qui feront leur 36e journée grève le 28 juin. Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT cheminots, a estimé qu’« il reste 80 % de la réforme à écrire » sur des sujets aussi structurants que les modalités de transfert des personnels, des matériels roulants et des ateliers ; la tarification, la billettique, la régulation ; la négociation collective ; les péages et contrats de performance, organisation, missions, gestion des gares, gouvernance du groupe SNCF.

Les raisons ne manquent donc pas pour se mobiliser le 28 juin !

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