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Métallurgie

En route vers la précarité avec le contrat de chantier !

Publié le 25 juillet

Principalement utilisé dans le bâtiment, le contrat de chantier fait une entrée remarquée — et inquiétante — dans la plus importante branche de France : la métallurgie (1,4 millions de salariés).

Le contrat de chantier, « CDI » pouvant prendre fin une fois un chantier achevé, vient de faire son entrée dans le secteur de la métallurgie, plus importante branche de France avec 1,4 millions de salariés. Trois organisations — CFDT, CFE-CGC et FO — ont signé l’accord proposé par l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) introduisant ce contrat sous forme d’une expérimentation de trois ans. La CGT-métallurgie, premier syndicat de la branche, a quant à elle, émis un avis défavorable et n’a pas signé l’accord.

« Le gouvernement nous a menti et veut généraliser ces contrats » indique Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, dans le journal La Marseillaise. En effet, autorisés depuis les ordonnances Macron, les contrats de chantier étaient avant tout utilisés dans le secteur de la construction. « Derrière ces contrats de chantier, c’est la question de la précarité qui est posée. La réponse de la métallurgie a été de se saisir de ce que lui offre le gouvernement pour généraliser les contrats de chantier afin de cacher cette précarité. Ce qui montre bien que ces ordonnance sont d’abord faites pour le patronat qui sait les saisir pour remodeler les droits collectifs dans les branches. »

Pour rappel, la position de la CGT est que la lutte contre la précarité passe par la taxation des CDD de courte durée, afin de lutter contre leur utilisation abusive, et non ce soi-disant contrat à durée « indéterminée » — mais bien limitée — qu’est le contrat de chantier.